Rouen En direct. Réactions : c'est la fin de Petroplus !

Mardi 16 avril, le tribunal de commerce de Rouen a rejeté les deux dernières offres de reprise de la raffinerie Petroplus, de Petit-Couronne. Evènement à suivre en direct, ici :

Dernière mise à jour : 16/04/2013 à 17:14

(photo : Hervé Pinson).
Les salariés et représentants syndicaux de la raffinerie Petroplus ont commencé à se rassembler à 9h30 devant le tribunal de commerce de Rouen (photo : Hervé Pinson).
  • Lire aussi : L’environnement, l’autre dossier explosif. À Petit-Couronne, dans l’agglo de Rouen, siège de la raffinerie Petroplus, entre 15 et 20 000 m3 d’hydrocarbures se sont perdus dans la nature…. Où en est la dépollution et qui va payer ?

Les réactions des élus

Après l’annonce de la décision du tribunal de commerce, plusieurs élus ont réagi. Voici leurs commentaires.

Les élus d’Europe Écologie-Les Verts de Haute-Normandie évoque « une catastrophe économique et sociale, qui affecte gravement l’agglomération de Rouen, mais elle est aussi un désastre sur le plan de l’environnement, démontrant que la nécessaire transformation du secteur pétrolier face au défi énergétique est encore loin d’être anticipée par les acteurs économiques comme par les pouvoirs publics, alors que les salariés de Petroplus, à l’image de ceux de M-Real ou de Renault Sandouville, avaient multiplié les propositions pour adapter leur outil de travail à la nécessaire conversion écologique de l’industrie (…) La multinationale Shell a aussi une dette environnementale, puisqu’en se débarrassant du site peu avant son inéluctable liquidation, elle cherchait à se débarrasser de sa responsabilité – onéreuse – de dépollution du site ». Lire le communiqué en intégralité.
76actu évoque cette dette environnementale, dans un article, sur ces milliers de m3 d’hydrocarbures dans la nature.


Gouvernement :
Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif et Michel Sapin, ministre de l’Emploi, ont indiqué, mardi 16 avril, que « le gouvernement prenait acte » du rejet des deux offres de reprise de la raffinerie Petroplus. Les deux ministres ont également promis d’œuvrer au reclassement des 470 salariés et ajouté que « rien n’aurait été pire qu’une solution précaire qui aurait finalement nui aux salariés et à leurs familles ».

Alain Le Vern : la Région « déjà tournée vers l’avenir des salariés »
Le président de la Région Haute-Normandie a « déploré qu’aucun dossier répondant aux enjeux économiques, écologiques et énergétiques de la raffinerie, n’ait été déposé. La décision du tribunal de commerce est une nouvelle douloureuse pour les salariés et leur famille, mais également pour la Région, et tous les fournisseurs et emplois qui dépendent de l’activité du site de Petit-Couronne », a-t-il déclaré, ajoutant que la Région resterait mobilisée aux côtés des salariés et qu’elle accompagnerait leur reconversion ainsi que la reconversion industrielle du site de Petit-Couronne.

Didier Marie, président du Département :
« La déception est grande suite aux espoirs qui avaient été placés dans la possibilité d’une reprise de la raffinerie de Petit-Couronne. Je prends acte que les offres n’apportaient pas les garanties financières et industrielles nécessaires.
Depuis le début, les élus de la majorité départementale sont aux côtés des 470 salariés de la raffinerie et de leur mobilisation exemplaire pour préserver l’outil de travail et rechercher des repreneurs. Je tiens à leur réaffirmer mon soutien, ainsi qu’à leurs familles. Au cœur de nos préoccupations, nous avons tous le souci d’accompagner les salariés et de chercher pour chacun d’eux une solution qui leur assure un avenir. La vocation industrielle du site de Petit-Couronne doit être maintenue »

Nathalie Nail, conseillère municipale du Havre et Jean-Louis Jegaden, Président du groupe des élus communistes au Département : « C’est une terrible nouvelle pour notre département déjà fortement fragilisé par la casse industrielle. Au-delà des 550 salariés de Petroplus, c’est plus de 2000 emplois menacés dans l’ensemble de notre département. C’est un drame social que nous sommes en train de vivre.
Le Havre sera fortement impacté par cet arrêt d’activité. D’après la direction du port et Haropa, c’est 18% de volume de tonnage en moins pour l’activité portuaire, des bacs de la CIM risquent d’être impactés. »

13h05 : Vidéo. Pour Guillaume Bachelay, député de Seine-Maritime et numéro deux du Parti Socialiste, l’État ne peut pas intervenir sans repreneur. Une nationalisation est donc impossible. Regardez :

12h45 : L’Intersyndicale de la raffinerie appelle à un nouveau rendez-vous, mercredi 17 avril, à 11h30 devant la préfecture de Rouen, pour manifester sa colère face à cette décision et demander au gouvernement la nationalisation de l’entreprise.

12h30 : Vidéo : l’avocat du comité d’entreprise annonce que les deux dernières offres de reprise sont rejetées par le tribunal.

12h30 : Le tribunal de commerce de Rouen a finalement rejeté les deux dernières offres de reprise de la raffinerie Petroplus, a annoncé l’avocat du comité d’entreprise. Les salariés demandent la nationalisation de l’entreprise.

 

Face à la décision des juges, les salariés de la raffinerie Petit-Couronne demandent la nationalisation de la raffinerie (photo : Hervé Pinson).
Face à la décision des juges, les salariés de Petroplus demandent la nationalisation de la raffinerie (photo : Hervé Pinson).

Un rassemblement devrait être organisé vendredi 19 avril à 12h45 devant la raffinerie de Petit-Couronne. Ce jour-là, Ségolène Royal sera à Rouen pour présenter la Banque publique d’investissement, nouvel organisme dont elle est vice-présidente et porte-parole.

12h05 : Les juges du tribunal de commerce de Rouen se sont retirés pour trancher sur l’avenir de la raffinerie Petroplus. Les salariés sont maintenant dans l’attente.

 

Les salariés préparent un barbecue en attendant que le tribunal de commerce de Rouen ne rende sa décision (photo : Hervé Pinson).
Les salariés préparent un barbecue en attendant que le tribunal de commerce de Rouen ne rende sa décision (photo : Hervé Pinson).

11h50 : Jean-Luc Mélenchon évoque, lui aussi, l’affaire Petroplus sur son compte Twitter :

11h30 : C’est au tour de la société panaméenne NetOil d’être auditionnée par les juges.

11h20 : Elie Getty, le président de la société libyenne Murzuq Oil, potentiel repreneur de la raffinerie, quitte le tribunal de commerce de Rouen déçu et estime ne pas avoir été pris au sérieux lors de son audition. « Les 500 millions d’euros que nous proposons ne sont pas suffisant pour les juges », explique-t-il à la presse, ajoutant que les questions qui lui ont été posées étaient de l’ordre privé et « stupides ».

10h45 : Sur Twitter, Laurent Bonnaterre, conseiller municipal de Caudebec-lès-Elbeuf, envoie ses pensées à Yvon Scornet, porte-parole de l’Intersyndicale, grand absent de la mobilisation,  pour des raisons de santé.

10h30 : Les discours s’enchaînent devant le tribunal de commerce de Rouen. Environ 200 personnes sont rassemblées devant l’établissement. Nicolas Vincent, numéro deux de l’Intersyndicale annonce que les syndicats soutiendront, si il y a lieu, l’éventuelle offre retenue par le tribunal, « dès lors que la cession est pérenne ».

10h : Vidéo. Éric Bilyk, 57 ans, 34 ans « de maison », délégué du personnel, ne se rase plus depuis le 16 octobre. Il témoigne devant le tribunal de commerce. Regardez :

9h30 : Les salariés et représentants syndicaux de la raffinerie Petroplus commencent à se rassembler devant le tribunal de commerce de Rouen. Sept mois, jour pour jour après l’annonce de la liquidation judiciaire du site, l’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC a en effet appelé à un grand rassemblement, suivi d’un barbecue devant le tribunal de commerce de Rouen.

Contexte. Mardi 2 avril, deux offres de reprise de la raffinerie Petroplus ont été jugées recevables par les administrateurs judiciaires : l’offre du panaméen, NetOil, et celle de la société pétrolière libyenne, Murzuq Oil. Mardi 16 avril, jour symbolique puisqu’il correspond au dernier jour d’autorisation de poursuite d’activité de la raffinerie, le tribunal de commerce de Rouen examinera ces deux offres et devra se prononcer quant à la faisabilité de l’une de ces offres.

 

Rue Saint-Étienne des Tonneliers, 76000 Rouen, France

  1. [...] à Grand-Quevilly, à quelques kilomètres seulement de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, dont la fermeture définitive a été décidée le 16 avr..., l’usine d’engrais a donc été reprise par Borealis, « en passe de devenir le leader [...]
  2. Soyouz
    17 avril 2013 07:31
    Je vais surement pas me faire des potes sur ce coup là mais je pense que c'est un mal pour un bien. Je m'explique : autant c'est un drame pour les employés de la raffinerie qui voient disparaître une partie de leur histoire et surtout vont se retrouver au Pôle Emploi ; autant du point de vue de la sécurité des populations et de l'environnement ce n'est pas une mauvaise chose que de voir un site tel industriel stopper son activité (aux portes de la ville).

    Encore faut-il que le site soit dépollué et que la ville n'autorise pas l'installation d'une autre usine Seveso sur le site...
    Yvon Robert à l'air de dire que non il ne faut pas éloigner l'industrie de la ville mais après l'épisode Lubrizol (heureusement sans victimes) tout le monde a pris conscience que l'activité des Usines à proximité du centre ville était un réel danger les habitants :

    http://www.76actu.fr/petroplus-lenvironnement-lautre-dossier-explosif_33170/
  3. Colibri
    16 avril 2013 18:58
    Et pendant ce temps-là, on importe du gasoil... Les contribuables paieront la casse sociale et la dépollution ici, tandis que les industries pétrolières continueront à polluer ailleurs, pour faire un max de profit jusqu'à la dernière goutte d'or noir. Courage à ceux qui vont perdre leur emploi. Il y a fort à craindre que Petroplus ne soit qu'un des premiers soubresauts du déclin du raffinage en France. Il faut impérativement repenser les choix économiques et énergétiques, avant d'autres drames humains et écologiques. Les responsables politiques ne devraient pas laisser penser qu'ils peuvent agir efficacement dans l'urgence, quand le mal est fait, et devraient se rappeler que gouverner, c'est prévoir !
  4. olivier
    16 avril 2013 18:49
    C'est vraiment navrant, que fait notre ministre du redressement productif et la qatar ??
    Cette fermeture entrainera la fermeture des boulangeries, des bars, des sous traitants...
    La shell est pour nous institution qui ne doit pas fermée.
    Ma famille habite pt couronne, nous ne pouvons croire à cette fermeture.
    Des chomeurs en plus, trop de bla bla pour les ministres (fabius et montebourg).