Rouen Entretien. Hockey sur glace : les Bleus jouent à Rouen

Le président de la Fédération Française de hockey sur glace a accordé un entretien à 76actu, avant le match de préparation au Mondial, entre la France et la Lettonie, à Rouen.

Dernière mise à jour : 27/04/2013 à 16:49

Le président de la Fédération française de hockey sur glace, Luc Tardif, réaffirme que l'objectif des Bleus est évidemment le maintien dans l'élite du hockey mondial. (DR)
Le président de la Fédération française de hockey sur glace, Luc Tardif, réaffirme que l'objectif des Bleus est évidemment le maintien dans l'élite du hockey mondial. (DR)

Les championnats du monde de hockey sur glace auront lieu en Suède et en Finlande, du 3 au 19 mai 2013. Comme chaque année, l’équipe de France jouera son maintien dans le groupe A, l’élite du hockey mondial. Avant cette épreuve, les Bleus ont pu, cette année, bénéficier d’une belle préparation, avec des matches face à la Norvège, la Suisse et le Danemark.
Dimanche 28 avril, les Tricolores affronteront la Lettonie, à la patinoire de l’île Lacroix, à Rouen. Quatre joueurs de Rouen font partie de l’effectif des Bleus : Fabrice Lhenry, Jonathan Janil, Julien Desrosiers et Anthony Rech.
Le président de la Fédération Française de hockey sur glace, Luc Tardif, a accordé un entretien à 76actu, dans lequel il fait le point sur l’équipe de France et sur les objectifs à tenir pour cette année 2013.

76actu : Comment se porte l’équipe de France avant le Mondial ?
Luc Tardif
: C’est toujours délicat, c’est la surprise chaque année. Certains joueurs arrivent après une saison en championnat fructueuse, pour d’autres, c’est plus difficile et on a aussi des blessés, et, dans ce cas, c’est toujours plus difficile pour nous. Mais on commence quand même à avoir, au sein de l’équipe, des joueurs qui évoluent dans les championnats étrangers et qui amènent une bonne expérience du haut niveau. Mais on a besoin, de toute façon, d’une grosse préparation, avec de la cohésion.

Pas de JO à Sotchi en 2014

L’équipe de France n’a pas pu se qualifier pour les Jeux olympiques de Sotchi (Russie), en 2014 ?
On a raté la qualification à Riga (du 7 au 10 février), parce que, justement, on a manqué d’une bonne préparation. On n’avait pas pu jouer de matches amicaux, et sept des joueurs de l’effectif, n’ont eu qu’un seul entraînement. C’était vraiment une déception, d’autant que pour certains joueurs, c’était la dernière chance de pouvoir participer aux Jeux olympiques.

La préparation a été différente avant le Mondial de mai prochain ?
Déjà, globalement, il n’y a pas eu de démobilisation après le tournoi pré-olympique. Et, autre chose, on a pu bénéficier d’une préparation plus dense, avec sept matches de haut niveau, face à la Norvège, la Suisse, le Danemark et dimanche contre la Lettonie, à Rouen.
Maintenant, ce sera aussi l’inconnue : est-ce que la préparation était trop dense ? Y aura-t-il des blessés à déplorer ? Mais, en même temps, ça a aussi permis de mettre de jeunes joueurs dans le bain. Contre la Norvège, la France a aligné une équipe très très jeune. Alors, certes, ils ont perdu, mais ça leur donne une très bonne expérience du haut niveau. De toute façon, on ne peut pas refuser de jouer contre les grandes nations, alors que ça fait des années que l’on essaye d’avoir ce type de matches !

Revivez les temps forts du septième et dernier match entre les Ducs d’Angers et les Dragons de Rouen, lors de la finale de la Ligue Magnus. Une finale qui a vu Rouen être sacré une quatrième fois de suite :

La France candidate à l’organisation du championnat du monde 2017

L’objectif aux championnats du monde cette année, c’est encore le maintien ?
Cela reste bien-sûr le maintien. Chaque année, c’est à recommencer, mais on repart toujours avec les acquis de l’an passé et plus de confiance en nous. Cette année, en plus, on postule pour l’organisation des championnats du monde en 2017, c’est une motivation supplémentaire. Si on se présente le 17 mai, en restant pour la septième année d’affilée dans le groupe A, ça n’aura pas le même poids que si on descend dans le groupe du dessous.

Ce sera difficile de rester dans le groupe A ?
Quand on regarde la configuration actuelle du championnat, oui, ça va être difficile. Mais ce qui change aussi, c’est qu’on n’aborde plus les choses de la même façon. Avant, on calculait les matches qu’on ne devait pas perdre, mais, aujourd’hui, on compte aussi dans notre effectif, des joueurs d’expérience, comme Pierre-Édouard Bellemare, qui vient de remporter le championnat de Suède avec son équipe.
On a aussi un joueur comme Yohann Auvitu, qui est parvenu en demi finale du championnat de Finlande et aussi Cristobal Huet, champion de D1 en Suisse. On doit aussi jouer avec des inconnues : est-ce que nos joueurs qui évoluent au Canada seront libérés, mais là, on est soumis aux mêmes problèmes que les autres.

Y aura-t-il de nouveaux visages en équipe de France ?
Oui, on pense à l’intégration des jeunes, comme Nicolas Ritz (Dijon) ou Anthony Rech (Rouen), mais, évidemment, le noyau dur, celui qui a l’expérience des championnats du monde, va évidemment rester.

Sept matches à disputer pour commencer

Chaque année, on a l’impression que la France doit batailler pour conserver sa place dans le groupe A mondial. Pourquoi est-ce toujours si difficile et l’équipe fait-elle vraiment des progrès ?
Ça progresse ! On s’est maintenu dans le groupe A à six reprises ! On a terminé deux fois 9e, on est passé tout près des quarts de finale. Si on regarde bien, très peu d’équipes maintenant ne sont pas en danger. L’an dernier, les Belarusses étaient à deux doigts de descendre dans le groupe B. Tout le monde peut battre tout le monde maintenant.
L’ambition déclarée, cette année, pour nous, c’est d’accrocher les quarts de finale. Comme je l’ai dit, on n’en était pas loin l’an dernier. Mais, avant toute chose, il faut bien commencer : avec la formule du championnat, il y a sept matches à disputer. Et quand tu en as gagné un, ça ne veut pas dire que c’est fini. Ça veut dire aussi que le staff doit bien gérer son effectif, et prévoir de ménager les joueurs.

Comment la France du hockey est-elle considérée par les autres nations ?
Je pense qu’il faut arrêter de dénigrer notre championnat. On nous confie des organisations maintenant au niveau international, en Coupe continentale, notamment. Ça veut dire que la France compte sur le plan international. Vraiment, je crois qu’on n’est plus les pingouins (sic) qu’on était il y a peut-être encore six ans.
Quand on voit la qualité et le niveau des matches de la finale entre Rouen et Angers cette année en Ligue Magnus, on n’a pas à rougir de la qualité de notre hockey.

Le temps où les Suisses qualifiaient les Français de « clochards du hockey mondial » est révolu alors ?
Le niveau international, je le connais bien. Les Suisses, ils ont dix fois notre budget pour jouer au hockey et ils ne sont pas si rassurés, maintenant, quand  ils jouent contre nous. D’ailleurs, ils sont bien contents que l’on ne joue pas dans leur poule cette année au Mondial.
Avant, ils acceptaient rarement de jouer contre nous, maintenant, ce n’est plus le cas. On a défendu notre bout de gras. Et ça fait bien longtemps que je n’ai plus entendu les Suisses nous traiter de clochards du hockey !
Et si l’on regarde de plus près, les matches de LNA en Suisse, oui c’est pas mal, mais il n’y a pas tant d’écart avec notre championnat.

  • Infos pratiques
    Match France-Lettonie, dimanche 28 avril, à 17h, à la patinoire de l’Île Lacroix, à Rouen.
    Billetterie : ici

La sélection face à la Lettonie :

Gardiens de but : Florian Hardy  (Angers), Cristobal Huet (Lausanne, Suisse), Fabrice Lhenry (Rouen).

Défenseurs : Baptiste Amar(Grenoble), Johann Auvitu (Jyväskylä, Finlande), Vincent Bachet (Amiens), Nicolas Besch (Cracovie, Pologne), Kévin Hecquefeuille (Karlskrona, Suède), Jonathan Janil (Rouen), Antonin Manavian (Innsbruck, Autriche), Maxime Moisand (Odense, Danemark).

Attaquants : Pierre=Edouard Bellemare (Skelleftea, Suède), Eliot Berthon (Lausanne, Suisse), Charles Bertrand (Lukko Rauma, Finlande),Teddy Da Costa Teddy (Tychy, Pologne), Julien Desrosiers (Rouen), Damien Fleury (Södertälje, Suède), Anthony Guttig  (Tranas, Suède), Brian Henderson (Angers), Laurent Meunier (Straubing, Allemagne), Damien Raux Damien (Mulhouse), Anthony Rech (Rouen), Nicolas Ritz (Dijon), Sacha Treille (Prague, République Tchèque), Yorick Treille (Salzbourg, Autriche).

76100 Rouen

  1. bracknell
    28 avr 2013 08:59
    Non mais vous rigolez, c'est pas tardiff qui a dit ces grosses c*** dans le dernier paragraphe ?? :D :D :D