Le Grand-Quevilly Interview. Le retour de François Morel, à Rouen

Rencontre avec les deux comédiens de la comédie-ballet de Molière et Lully, mise en scène par Catherine Hiegel, au théâtre Charles-Dullin, près de Rouen, les 27 et 28 décembre !

Dernière mise à jour : 22/12/2012 à 13:14

Deux comédiens de retour sur leurs terres normandes. (Photo Alain Pralon)
Deux comédiens de retour sur leurs terres normandes. (Photo Alain Pralon)

Ces deux représentations dans l’agglo de Rouen, vont sans doute revêtir un caractère un peu particulier eu égard à vos racines normandes…qu’en est-il ?

Emmanuel Noblet : Oui, cela fait toujours quelque chose de revenir jouer au pays. Je repense au lycée, à la fac et au Conservatoire, aux rencontres décisives que j’ai faîtes à Rouen et qui m’ont amené vers ce métier. C’est surtout un bonheur de savoir que des amis fidèles seront dans la salle, aussi bien des juristes rencontrés pendant mes études que mon professeur de théâtre au Conservatoire. Et puis c’est à Rouen que je me marrais tous les soirs devant les Deschiens, avant même de penser être un jour acteur, alors jouer ici avec François quelques années après c’est un beau clin d’oeil de la vie !

Pas Bouleversé, mais content

François Morel : Je ne suis peut-être pas complètement bouleversé de jouer dans la région rouennaise mais très content, oui ! D’autant que je connais bien la salle pour y être venu souvent, comme acteur, comme chanteur et même comme spectateur pour voir jouer Olivier Saladin dans un Shakespeare. Mes racines sont plutôt bas-normandes. Quand il m’arrive de jouer à Flers ou à Caen, je sais que la salle est en partie remplie de copains de classe, de professeurs, de voisins. C’est toujours assez émouvant.

Pas de propositions en Seine-Maritime

François Morel, Olivier Saladin est très sollicité par les metteurs en scène de Seine-maritime…Vous a t’on fait des propositions de créations en Normandie ?

François Morel : On ne m’a jamais fait de propositions pour jouer en Seine Maritime. À part mes premières expériences de théâtre amateur et des cours à la fac de Caen, j’ai vraiment commencé le théâtre à Paris. Mais comme je joue souvent avec Olivier Saladin, j’ai l’impression de ne jamais tout à fait quitter la région. Quand nous jouons ensemble, nous personnifions de façon utile et harmonieuse la réunification des deux Normandie(s)!

François Morel interviewé sur BFM TV :

Une formidable Carte Blanche va vous être accordée en 2013, au Théâtre de la Pépinière, révélant l’étendue de votre talent et inclination pour la littérature, musique et poésie. Vous sollicitez des auto-co-producteurs pour s’investir dans ce projet et contribuer au montage financier, c’est nouveau comme concept ?

François Morel : En réalité, ce n’est pas moi qui sollicite des producteurs mais le Théâtre de la Pépinière. Le concept est assez nouveau, concernant le théâtre. Le Tartuffe au Théâtre de Paris avec Claude Brasseur et Patrick Chesnais a notamment été financé ainsi. C’est une manière pour le théâtre de partager les risques et les bénéfices. C’est une façon pour des spectateurs militants de défendre une programmation qu’ils aiment.

« Cet homme là me fait rire et pleurer »

Emmanuel Noblet, si je vous dis : Éric Satie, Alphonse Allais, François Morel… Qu’est ce que ces artistes évoquent pour vous?

J’ai fait des lumières au Théâtre des Arts pour le spectacle sur Satie avec François et Olivier Saladin et j’ai bien ri cette année en écoutant le brillant discours de François lorsqu’il a reçu le Prix Alphonse Allais. Mais s’il faut trouver un lien, je dirais que François réunit bien les deux autres, il y a du Satie et du Alphonse Allais en lui, à la fois une folie dans l’humour et le goût de l’absurde, et une élégante mélancolie qui affleure. Cet homme-là me fait rire et pleurer. J’aimerais justement tourner un film court avec lui dans la région. On a une petite histoire où il nous ferait pleurer… et pas seulement de rire !

  • Théâtre Charles Dullin, allée des Arcades, à Grand-Quevilly. Tél. 02 35 68 48 91. Les jeudi 27 et vendredi 28 décembre, à  20h. Tarifs : 35 et 39 euros.

    On adore : “L’internet” par les Deschiens :
Mail des Arcades, 76120 Le Grand-Quevilly, France

  1. StanSurSeine
    24 déc 2012 10:21
    Un rendez-vous théâtral à ne pas manquer c'est certain!