Rouen "Les Sons de la vie" de Laurent Dehors, le 22 novembre

Jazzman rouennais reconnu au niveau national et européen, Laurent Dehors, électron libre musical, a composé une œuvre originale qui va être jouée à l'Opéra de Rouen, ce jeudi 22.

Dernière mise à jour : 19/11/2012 à 13:34

Laurent Dehors est un véritable alchimiste de la musique.
Laurent Dehors est un véritable alchimiste de la musique.

76actu : Orchestres en fête nous offre une rencontre entre deux énergies musicales différentes. N’est-ce pas trop difficile à mettre en place ?
Laurent Dehors :
En France il y a des tiroirs. Il y a l’orchestre classique, l’orchestre contemporain, l’orchestre de rock, l’orchestre de chanson française… Je fais partie d’une culture, ou d’une génération, où j’ai fait les écoles, le conservatoire, mais j’ai fait du rock dans la cave quand j’étais ado, j’ai fait du bal, j’ai fait du jazz bien sûr et j’essaie de pousser les murs. Nous ne sommes pas étrangers les uns des autres. Il faut arriver à se rencontrer et à faire de la musique ensemble. Nous y parvenons en ce moment.

Tout est prêt à l’heure où nous parlons ?
On répète encore. La dernière petite louche c’est lundi, mardi, mercredi, avant la première du 22 novembre, pour les équilibres, les choses diverses. Il y a un disco qui est joué par le symphonique de l’opéra. Ça c’est génial, quand on entend une basse faite par un basson, il y a une saveur particulière, ça sonne différemment. Et le disco par un orchestre symphonique, c’est tout simplement génial.

Succession d’images sonores

Ça va autant bouger que les concerts de Tous Dehors ?
Je ne pense pas qu’ils aient retiré les sièges de l’opéra (rires). C’est un projet sur les sons de la vie, c’est-à-dire ce sont des images sonores, un espèce de poème symphonique du premier jet jusqu’au dernier souffle, en passant par la gestation, par la chambre des enfants, l’adolescence, la découverte de l’amour et plein d’autres choses que vous découvrirez le 22. Ce sont des images sonores, c’est délicat d’en parler.

Je met des notes sur du papier, ensuite je le donne à interpréter et il y a des choses improvisées car l’avantage réside dans le fait qu’il y ai deux orchestres. Il y a un orchestre classique qui joue les notes qui sont écrites et puis il y a un orchestre de jazz, de rock et plein d’autres choses qui joue aussi ce qui est écrit mais qui peut faire des improvisations. Il y a donc un vrai dialogue entre l’orchestre classique et nous même, Tous dehors, tout ça commandé par Samuel jean, qui est l’interface entre nos deux mondes.

Un exemple de ce que propose le groupe Tous Dehors : le bal de Tous Dehors

Six à huit mois d’écriture

Comment s’est passée la rencontre entre l’Opéra et Tous Dehors ?
L’année dernière, nous avions donné un projet à l’Opéra qui s’appelait La petite histoire de l’opéra qui est ma vision des grands tubes de l’opéra et ça a bien plu à Frédéric Roels, le directeur de l’Opéra. Ensuite on lui a demandé un rendez-vous pour lui proposer cette création. J’ai eu une commande et j’ai passé six à huit mois à écrire de la musique. Ensuite on a répété. Maintenant on y est presque.

C’est un grand pied d’écrire pour une formation de 50 musiciens, tous différents les uns des autres, et faire interpénétrer deux mondes qui, a priori, semblent étrangers et qui en fait ne le sont pas.

C’est la première fois que vous composez un spectacle de ce genre ?
Avec des orchestre symphoniques de ce format là, oui c’est la première fois, et surtout avec un format d’une heure trente.

La musique, c'est un pur plaisir pour Laurent Dehors. (Photos C. Dente)
La musique, c'est un pur plaisir pour Laurent Dehors. (Photos C. Dente)

Vous avez joué avec des grands noms du jazz. Ça vous change de jouer avec un orchestre.
Dans mon groupe il y a de grands jazzmen qui sont moins connus car ils sont plus jeunes, mais avec l’orchestre symphonique c’est l’écriture, on a une palette timbrale extraordinaire on a un nombre d’instruments extraordinaire, bien que dans Tous Dehors tous les instruments soient polyintrumentistes ce qui nous permet dans d’autres projets de faire aussi bien des choses très chambristes comme des choses très rock’n'roll. Il y a énormément de couleurs. Pour moi la musique c’est de la cuisine avant tout.

J’aime qu’il y ait de la surprise dans mes créations, j’aime pas rester dans ma bulle. J’ai parlé de disco, mais il y a plein d’autres choses.

  • Informations pratiques :
    Création mondiale de Laurent Dehors : Les sons de la vie, jeudi 22 novembre, à 20h, au Théâtre des arts, Opéra de Rouen. A l’issue de la représentation, un concert bal est organisé avec Papanosh (quintette jazz) au foyer de l’Opéra. De 10 à 65 euros.
Rue du Docteur Robert Rambert, 76000 Rouen, France