Rouen Mystérieux meurtre d'un psychiatre, à Rouen : vers la saisie d'un juge

Le SRPJ poursuit son enquête sur le meurtre du Dr Laurent Fabre, jeudi 17 octobre 2013, devant son cabinet, dans le centre-ville de Rouen. Un juge d'instruction va être saisi.

Dernière mise à jour : 25/10/2013 à 17:02

Dès la découverte du crime, la police a "gelé" la scène et procédé à toutes les analyses techniques et scientifiques pour retrouver le moindre indice leur permettant d'identifier l'auteur des coups de couteau dont le médecin a été frappé. (Photo Thierry Chion)
Dès la découverte du crime, la police a « gelé » la scène et procédé à toutes les analyses techniques et scientifiques pour retrouver le moindre indice leur permettant d'identifier l'auteur des coups de couteau dont le médecin a été frappé. (Photo Thierry Chion)

Le mystère autour de la mort du docteur Laurent Fabre, psychiatre, reste entier. Ce praticien avait été découvert par l’un de ses patients, jeudi 17 octobre 2013 tôt le matin, gisant dans l’entrée de l’immeuble qui abritait son cabinet de consultations, situé rue Beffroy, en plein centre-ville de Rouen. Tué à coups de couteau. Nombreux, d’après les résultats de l’autopsie. Depuis, le Service régional de police judiciaire (SRPJ) enquête et exploite minutieusement toutes les pistes envisagées dans ce crime. Et aucune n’est écartée.

Nous allons ouvrir une information judiciaire, sans doute aujourd’hui », répond Jean-Claude Belot, adjoint au procureur de la République de Rouen, lorsque 76actu l’interroge, vendredi 25 octobre, huit jours après les faits. L’enquête préliminaire du parquet n’a abouti à aucune interpellation. Mais les investigations du SRPJ continuent, évidemment.

Réputé, estimé et apprécié : il avait des centaines de patients !

Le vice-procureur doit examiner le dossier, faire son réquisitoire… un juge d’instruction sera saisi de manière imminente », explique le magistrat. C’est que, pour l’heure, aucune hypothèse n’est privilégiée. Crime de rôdeur, règlement de comptes, coup de folie d’un patient ? Les questions sont nombreuses et rien, de l’enquête, ne filtre.

La scène a été passée au crible. La police technique et scientifique a procédé à tous les prélèvements. Les fins limiers du SRPJ ont bien sûr déjà commencé à interroger les proches, l’entourage professionnel, les amis et toutes les personnes qui côtoyaient le médecin, réputé, estimé et apprécié. Tellement, d’ailleurs, qu’il avait plusieurs centaines de patients. Lesquels doivent, eux aussi, être questionnés.

Des collègues sous le choc

Le docteur Fabre exerçait sa profession en libéral, donc, mais également au sein du Centre médico-psychopédagogique (CMPP) Sévigné, à Rouen, en tant que directeur médical. Au lendemain de cette découverte, l’association départementale des pupilles de l’enseignement public (PEP 76), a fait parvenir ses hommages à notre rédaction, par la voix de son directeur général Jean-Marc Rimber : « C’est avec effroi et une grande douleur que nous avons appris la tragique disparition du docteur Fabre. L’équipe du CMPP et de ses différentes antennes est sous le choc de la terrible nouvelle, tant le docteur Fabre était apprécié pour ses grandes qualités professionnelles et humaines ». Âgé d’une soixantaine d’années, le psychiatre était marié et père de trois enfants.

Rue Beffroy, 76000 Rouen, France