Rouen Opéra de Rouen. Fidélio, version concert, du 22 au 26 mai

Un grand dernier pour clore la saison 2012-2013 du Théâtre des Arts. L’opéra de Beethoven, Fidélio, sera donné dans sa version concert. Cet opéra testamentaire a tout pour séduire.

Dernière mise à jour : 21/05/2013 à 10:35

Parmi les grandes voix internationales : Gidon Saks. (Photo Johan Persson)
Parmi les grandes voix internationales : Gidon Saks. (Photo Johan Persson)

Beethoven y a travaillé 11 ans. Il l’a remanié à de nombreuses reprises sans jamais vraiment l’achever. « De tous mes enfants, c’est celui qui m’a causé les pires douleurs de l’enfantement, celui qui m’a apporté le plus de chagrin et pour cette raison, celui qui m’est le plus cher ».
Au final, cette version concertante mise en espace par Marguerite Borie et dirigée par Oswald Sallaberger, recèle de belles surprises dans les rapports ombre/lumière, prison/liberté.

« C’est une œuvre d’art magnifique surdimensionnée, déclare le chef d’orchestre. Avec l’orchestre et les chœurs d’Accentus qui seront positionnés sur scène, nous souhaitons tendre vers la vérité musicale et servir au mieux le compositeur. Cet unique opéra de Beethoven n’est pas très joué. On l’appelle opéra mais il y a dans cette composition des côtés tragédie, comédie, oratorio, toute la palette de la sensibilité humaine. Un vrai défi pour nous ! »

C’est la troisième fois qu’Oswald Sallaberger dirige cette œuvre dans laquelle Beethoven, l’humaniste, révèle son combat pour les droits de l’Homme. Une déclaration écrite en France et à laquelle il souscrit pleinement.

Oswald Sallaberger dirigera Fidélio pour la troisième fois. (Photo Jean-François Lange)
Oswald Sallaberger dirigera Fidélio pour la troisième fois. (Photo Jean-François Lange)

L’intrigue en deux actes

Florestan est l’ennemi juré du tyran Pizzaro. Ce dernier l’a emprisonné dans sa forteresse en attendant de le supprimer. Léonore, la femme de Florestan, se fait engager comme aide-geôlier sous le déguisement masculin de Fidélio. Après bien des péripéties avec le gardien de la prison et sa fille Marzelline, Léonore réussira à sauver Florestan et enverra Pizzaro au cachot.
Fidélio exalte l’amour conjugal, sujet rarement mis en valeur dans les productions musicales. L’opéra s’achève sur une leçon de liberté et d’amour portée par une musique riche. L’ouvrage comporte des dialogues parlés qui lient les chants entre eux (singspiel).

Quatre grandes voix

Cécile Perrin jouera Léonore. (D.R.)
Cécile Perrin jouera Léonore. (D.R.)

À l’affiche, quatre grandes voix de la scène internationale : Cécile Perrin (Léonore), Wolfgang Schwaninger (Florestan), Gidon Saks (Pizzaro) et Patrick Bolleire (Rocco). Introduction à l’œuvre : une heure avant le spectacle. À voir jusqu’au 1er juin au foyer du Théâtre des arts, les photos de Florence Chevallier, De l’ombre à la lumière, en partenariat avec le Frac Haute-Normandie.

  • Infos pratiques :
    Au Théâtre des arts, rue du docteur Rambert, à Rouen, mercredi 22 mai et vendredi 24 mai, à 20h, et dimanche 26 mai, à 16h
    Tarifs de 5 à 65 euros
    Réservations : 02 35 98 50 98
Rue du Docteur Robert Rambert, 76000 Rouen, France