Rouen Pont Mathilde : des réponses mardi 29 janvier ?

Une conférence de presse sera organisée mardi 29 janvier pour "aborder le dossier du pont Mathilde". Elle sera suivie d'une visite sur le pont. Des réponses pour les Rouennais ?

Dernière mise à jour : 29/01/2013 à 14:57

Le pont Mathilde est fermé à la circulation depuis l'incendie du 29 octobre 2012 (photo : DVelec)
Le pont Mathilde est fermé à la circulation depuis l'incendie du 29 octobre 2012 (photo : DVelec)

Trois jours avant la visite du ministre délégué, chargé des transports, Frédéric Cuvillier ; et au lendemain d’une réunion d’experts, Didier Marie, Président du Département de Seine-Maritime, invite les journalistes à une conférence de presse mardi 29 janvier 2013, à 14h30. Dans un communiqué, le Département annonce que cette conférence a pour objectif « d’ aborder le dossier du pont Mathilde » et qu’elle sera suivie d’une visite sur le pont.

76actu vous en avait déjà parlé, trois scenarii sont envisagés pour réparer le pont. Le Conseil Général va-t-il révéler, mardi 29 janvier le scénario choisi ? 76actu se rendra sur place et vous tiendra informés. En attendant, voici ci-dessous les trois scenarii envisagés :

Premier scénario : remplacement de la travée endommagée par une nouvelle travée

Cette première solution nécessite 52 semaines de travaux et représente un coût élevé pour la ville : environ 7 à 8 millions d’euros.
Elle se déroulerait en trois temps : mise au point des opérations de levage pendant la période de fabrication de la nouvelle travée ; compensation de la décharge du “cantilever” (un pont en cantilever est un pont dont le tablier est constitué de poutres construites en porte-à-faux, NDLR) par une charge nouvelle ; renforcement provisoire de la section endommagée pour la déplacer.

Ses avantages : cette solution permettrait de ne mobiliser qu’une seule fois des moyens de levage et de maintenir la travée en place le temps de fabriquer une nouvelle travée. Elle implique peu de risques et serait la plus rapide.

Ses inconvénients : son coût élevé.

Deuxième scénario :  réparation de la travée à terre

Cette deuxième solution nécessite 55 semaines de travaux. Elle se déroulerait en trois étapes également : mise au point des opérations de levage de la travée pendant la fabrication des éléments nouveaux ; compensation de la décharge du “cantilever” par une charge nouvelle ; renforcement provisoire de la section endommagée pour la remplacer.

Ses avantages : les réparations seraient facilitées.

Ses inconvénients : les moyens de levage devront être mobilisés deux fois et il faudra poursuivre les analyses en laboratoire pour tester la compatibilité des aciers et définir les processus de réparation.

Troisième scénario : réparation de la travée en place

La troisième solution nécessite 53 semaines de travaux et implique la création d’un appui dans la Seine, qu’il faudrait démolir ensuite.
Elle se déroulerait en quatre temps : des études préalables sont nécessaires, notamment pour prévoir la stabilité de l’ouvrage pendant la phase des travaux ; il faudra ensuite compenser la décharge du “cantilever” par une charge nouvelle puis identifier les éléments à remplacer avant de les mettre en fabrication. Enfin, il faudra intervenir in situ pour redresser les éléments déformés non remplacés.

Ses avantages : la durée, plus courte que celle envisagée dans le deuxième scénario.

Ses inconvénients : des analyses devront êtres poursuivies en laboratoire pour tester la compatibilité des aciers et définir les processus de réparation ; les conditions de réalisation sont difficiles et les résultats sont incertains ; avec ce scénario, la ville a aujourd’hui une faible maîtrise des délais et des coûts.

Par ailleurs, le Conseil général affirme que « bien que portés à de très hautes températures (plus de 700°C), les aciers conservent des caractéristiques acceptables et ne devraient pas rompre par temps froid. Aucune microfissure n’a été détectée et il n’a pas été constaté de rupture des soudures ».

Quant à une solution temporaire, « elle ne présenterait que peu d’intérêt, ne serait utilisable que pour une courte durée, pourrait gêner la navigation et représenterait un coût plus élevé pour la ville », a précisé le Conseil général.  La solution retenue parmi ces trois scénarii devait être connue à la mi-janvier 2013.

Pont Mathilde, Rouen, France

  1. Le Major
    29 jan 2013 11:33
    Pourquoi une seule solution chiffrée dans votre article? A combien sont estimées les 2 autres?