Penly Seine-Maritime. Polémique autour d'une fuite radioactive

Une concentration anormale en tritium a été détectée en octobre dans les eaux souterraines du site de la centrale de Penly, près de Dieppe. On vient de l’apprendre. Polémique.

Dernière mise à jour : 08/03/2013 à 11:11

La centrale nucléaire de Penly, près de Dieppe. (DR)
La centrale nucléaire de Penly, près de Dieppe. (DR)
La centrale nucléaire de Penly, près de Dieppe, vient d’être épinglée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Dans un courrier de sept pages envoyé au directeur de la centrale, le 27 février, le directeur de la division de Caen de l’ASN pointe des « défauts d’étanchéité relevés sur certains puisards » qui ont provoqué des fuites d’eau radioactive…
Il a demandé le classement de cet incident comme « significatif pour l’environnement », sans qu’il ait de risque pour la santé.
Mais ce qui interroge, « c’est le manque de communication aussi bien chez EDF qu’à la Clin, la commission locale d’information nucléaire », raconte le bi-hebdomadaire Les Informations dieppoises, dans son édition du vendredi 8 mars.

Des traces dans la nappe d’eau souterraine…

En octobre 2012, des traces de tritium – un isotope radioactif de l’hydrogène utilisé dans l’industrie nucléaire – avaient été détectées dans la nature. On l’apprend aujourd’hui.

« Le 26 février, le responsable du service communication de la centrale de Penly a reconnu qu’en octobre 2012, lors de prélèvements et mesures réalisés par des équipes de la centrale, des traces de tritium ont été détectées dans la nappe d’eau souterraine, sous la centrale. (…) Aucun danger pour la santé, rassure-t-on aujourd’hui à la centrale. Les taux détectés sont de l’ordre de 60 Becquerel/litre, ce qui est infime. Par comparaison, un litre de lait émet 80 Bq », relatent Les Informations dieppoises.

Le réseau Sortir du nucléaire a déposé plainte contre la centrale

Si le risque pour la santé des riverains semble écarté, c’est le délai entre l’incident et la communication sur celui-ci qui interroge. Une conférence de presse avait été organisée en février, à la centrale, et rien n’avait alors « fuité ». Aujourd’hui, le service communication s’explique : « Le temps que l’on détermine l’origine de ces traces et que l’on prouve qu’elles provenaient d’un potentiel bac de rétention nous a pris des semaines. Nous n’étions sûrs de rien ». Les investigations ont finalement permis de détecter, en février, de l’eau contenant du tritium dans une aire de récupération, appelée puisard.

« L’analyse de cette eau, réalisée les jours suivants, montre une perte d’étanchéité du cuvelage du puisard qui pourrait être à l’origine de l’augmentation de la teneur en tritium dans la nappe souterraine. Un contrôle de tous les puisards du même type a été diligenté », détaille aujourd’hui le service com’ de Penly qui promet un « nouveau point sur les investigations à la fin du mois ».

En attendant, l’association antinucléaire, le réseau Sortir du nucléaire, affirme avoir déposé une plainte contre la centrale pour comprendre comment une eau radioactive s’est perdue ainsi dans la nature….

Penly, 76

  1. elo76
    27 juin 2013 21:17
    c pas mieux a Paluel, des arbres en pleine vie ont cramer comme si on les avais traiter mais la a grande echelle du coté de la centrale par hazars.c bien pour un site écologique.
  2. rinos
    13 mar 2013 13:51
    et on nous dis pas tout !!!...
  3. Elmerdujardin
    11 mar 2013 17:20
    Il a demandé le classement de cet incident comme « significatif pour l’environnement », sans qu’il ait de risque pour la santé.

    Nous vivons donc complètement déconnectés de notre environnement comme chacun sait.

    Où s' arrêtera la connerie humaine ?
  4. Tom
    8 mar 2013 22:45
    Ben la en l'occurrence il y a de sérieuse une fuite dans la presse... EDF devrais renforcer sont dispositif "anti-fuite au niveau des media"
  5. Xavier
    8 mar 2013 16:50
    A Jean Loup
    Ici le problème posé n'est pas la quantité ni le produit auquel on est exposé, mais bien l'absence de communication sur la fuite radioactive.
    C'est ce genre de minimisation qui induit une inconscience sur l'impact environnemental et sanitaire des produits radioactifs.
  6. Jean-Loup
    8 mar 2013 14:24
    C'est un produit très faiblement radio actif qui se dégrade très vite avec très peu d'effet radiologique (émet peu de radioactivité).
    On trouve des gadgets au tritium à moins de 10€ qui sont certainement beaucoup plus radioactifs à l'unité que ce tout qui a été émis dans ce cas.
    http://www.miniinthebox.com/fr/keychain-glowring-mini-tritium-10-ans-lueur-verte-_p154217.html