Rouen Réagissez. Votre mois sans le pont Mathilde

L'incendie du pont Mathilde est encore dans tous les esprits. Le 29 octobre, à 10h30, le feu ravageait cet ouvrage emblématique de Rouen. Retour en images et en vidéos.

Dernière mise à jour : 14/08/2014 à 17:43

Les pompiers en lutte avec les flammes sur le pont Mathilde. (photo : Marceau Bellenger)
Les pompiers en lutte avec les flammes sur le pont Mathilde. (photo : Marceau Bellenger)

Il est environ 10h30, le 29 octobre. Une épaisse fumée noire vient assombrir le ciel rouennais. Un important incendie s’est déclaré sur le pont Mathilde, pont emblématique qui surplombe l’île Lacroix. Un camion transportant des hydrocarbures (plus de 22 000 litres de gasoil et 9 000 litres de super) s’est couché dans un virage, avant de prendre feu, provoquant ainsi un incendie spectaculaire.

Rapidement, 80 pompiers et 20 véhicules sont mobilisés pour éteindre le feu qui s’est propagé à des caravanes appartenant à des forains, stationnées sous l’édifice. Dans le même temps, les flammes gagnent du terrain et font fondre huit câbles France Télécom

Une vidéo amateur de l’incendie du pont :

Ce fameux 29 octobre, en fin de journée, la municipalité se réunit pour évaluer l’ampleur des dégâts. Le pont Mathilde est fermé à la circulation. « Il pourrait être fermé pour plusieurs semaines », indiquait déjà la Ville de Rouen.
L’incendie a entraîné la fermeture totale de la circulation sur le pont, et des conséquences diverses. La perturbation de la circulation dans la ville (nos articles), des eaux usées qui se déversent dans la Seine, des problèmes sur le réseau téléphonique et internet, et des forains, présents pour la foire Saint-Romain, lourdement touchés (notre article).

Une date de réouverture inconnue

« Des investigations seront menées une fois le sinistre éteint. Un diagnostic sur la solidité de l’ouvrage sera engagé dès que possible. Les conclusions seront rendues dans trois semaines. Les travaux à engager pour la réouverture du pont Mathilde dépendent des résultats du diagnostic », détaillait alors la préfecture.
Un comité d’experts se rend sur place pour évaluer les dégâts. Le pont a été exposé à de très fortes températures, il est donc considérablement fragilisé.

Une vidéo prise par notre correspondant montrant les dégâts sous l’ouvrage :

Un mois après, les experts se rendent sur place tous les jours et la date de réouverture est toujours inconnue. Une cinquantaine de personnes travaillent à l’évaluation des dommages sur le pont Mathilde. Évaluer les dégâts c’est une chose. Le coût c’en est une autre. Nous vous posions la question il y a quelques jours : Qui va payer les dégâts ? (notre article)

« Aujourd’hui, on a identifié l’assurance du transporteur à l’origine du sinistre, mais sans être sûr que cette assurance accepte de rembourser tous les dommages à l’ouvrage, on saisit le juge pour un référé expertise, ou on convoquera toutes les parties qu’on considère susceptibles de subir des préjudices pour une expertise contradictoire » a indiqué Jean-Pierre Lucas, directeur général adjoint aux infrastructures au conseil général de Seine-Maritime, à France 3 Haute-Normandie, au cours de l’émission Vue d’Ici.

Découvrez l’émission Vue d’ici, consacrée au pont Mathilde :

Vous êtes nombreux à réagir dans les commentaires sur 76actu, ou sur notre page Facebook, à chaque nouvelle information liée au pont Mathilde. Depuis l’accident du pont, avez-vous changé vos habitudes ? N’hésitez pas à témoigner dans les commentaires !

Découvrez des photos inédites, au cœur de l’incendie sur le pont Mathilde :

Pont Mathilde, Rouen, France

  1. Barray
    29 novembre 2012 22:41
    Partir 35min plus tôt tt les jours depuis un mois avec des enfants, pour prendre son ti déj et se préparer chez mes parents pour être à l heure....et dans la journée emmener mes filles tt les jours sur l île Lacroix pour qu' elles suivent leurs cours de patinage qui est impraticable avec ttes ces voies de bus cela est inadmissible!!! La fatigue s accumule pour les adultes comme pour les enfants! !! Les accidents se multiplient à cause des nerfs et de la fatigue nous sommes figés sur les aiguilles de la montre qui tourne à une vitesse sans avancer sur la route!!!! Il y en a marre!!!
  2. Galak
    29 novembre 2012 17:39
    Habitant sur le plateau est, et travaillant à l'ouest, je dois traverser les quais tous les matins. Pour ne pas vivre un enfer (1h45 de trajet au lieux de 40 min), j'ai du revoir mes habitudes et me lever 1h30 plus tôt.
    Ça va que mes horaires sont flexibles et que je n'ai pas de contraintes. Je n'imagine pas les difficultés que rencontrent mes voisins qui ont des horaires fixes et les enfants à déposer à l'école...
    Il y a aussi pas mal de choses que je ne peux plus faire, eut égard au fait qu'entre 07h - 07h15 et 10h00, la section de la place saint Paul au pont Corneille est saturée...
  3. peg
    29 novembre 2012 16:03
    Oui, on peut faire autrement... pour un mois.
    Reste à voir, comment on va s'organiser pour faire autrement sur la durée.
    Quant à en conclure que l'agglomération peut détourner de son centre-ville les camions sans mettre en péril son activité économique... ça me parait encore précoce. L'avenir le dira.
    Par ailleurs, habitante de la périphérie de l'agglomération rouennaise, j'ai pu constater qu'on trouve désormais d'énormes camions sur de petites routes de campagne et de forêt. Petites routes de campagne et de forêt non prévues à cet effet... Des camions qui occupent plus que la moitié de la route rendant difficiles, voire dangereux les croisements avec d'autres véhicules, ou les simples virages, obligeant les camions à occuper la totalité de la larguer de la route. Dans quel état seront ces petites routes de campagne et de forêt après un hiver (deux ?), avec le gel et peut-être la neige ?
  4. stef
    29 novembre 2012 15:13
    Ça va être mignon avec en plus la grève des bus
  5. mick
    29 novembre 2012 13:32
    Conclusion ?
    - Rouen est devenue une ville encore plus embouteillé aux heures de pointe, le vendredi soir c'est juste devenu un carnage ...
    45/50 minutes pour se rendre du centre ville à la sud 3, alors qu'en temps normal on ne mettait que 5/10 minutes grand max ...
  6. Donatien76
    29 novembre 2012 09:04
    La preuve est faite que l'agglomération peut détourner de son centre-ville les camions sans mettre en péril son activité économique...
    Un début de prise de conscience des habitants qui s'aperçoivent qu'il est, pour partie d'entre eux, possible de faire autrement: transports en commun, covoiturage, autre parcours, parkings de délestage...
    Et la confirmation qu'aucun d'entre nous utilisera le vélo comme mode de substitution (si ce n'est l'habitant de la place du Vieux-Marché pour se rendre au marché de la Place-Saint-Marc le dimanche matin quand il ne pleut pas...