Baromesnil Violences conjugales et suspicion d'infanticide près d'Eu

Un lourd secret de famille vient d'être révélé à Eu. Un bébé, né il y a 20 ans, aurait été tué et enterré dans un jardin. Trois membres de la famille ont été mis en examen. Récit.

Dernière mise à jour : 20/04/2013 à 19:15

Gendarmes-fotolia.jpg
Les gendarmes sont intervenus mercredi 17 et jeudi 18 avril dans le cadre d'une affaire de violences conjugales et de possible infanticide (photo d'illustration : Fotolia).

C’est une affaire douloureuse dont vient d’être saisi le parquet de Rouen : les faits remontent à une vingtaine d’années… Tout a commencé par l’interpellation, mercredi 17 avril à Baromesnil – petit village situé près d’Eu – d’un homme d’une quarantaine d’années, soupçonné de violences conjugales, ainsi que le révèlent nos confrères de l’Informateur d’Eu. L’affaire prend une tout autre tournure lorsqu’un témoin, entendu par les militaires, confie aux enquêteurs un secret familial qu’il ne pouvait visiblement plus garder pour lui.

Un enfant né il y a 20 ans, enterré dans un jardin

« Lors de son audition, ce témoin a raconté qu’il y a une vingtaine d’années, la compagne de l’auteur des violences, a mis au monde un enfant. Elle était encore mineure et cet enfant – dont on croit comprendre, d’après les auditions, qu’il était vivant à la naissance – aurait ensuite été tué, avant d’être enterré dans le jardin des parents de la jeune fille », indique Valérie Cadignan, procureure de la République de Dieppe.

Mises en examen pour « assassinat avec actes de torture et de barbarie »

Grossesse accidentelle, difficilement gérée par une adolescente, alors que la relation qu’elle vivait avec le père de l’enfant n’était pas stable ?  Déni de grossesse ? Beaucoup de questions se posent aujourd’hui. Toujours est-il qu’un enfant est bien né il y a 20 ans et qu’aujourd’hui, la mineure devenue adulte, ainsi que sa sœur et le compagnon de cette dernière – vraisemblablement au courant de cette histoire – ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire pour  « assassinat avec actes de torture et barbarie ». « C’est une qualification qui devra bien entendu être redéfinie par la suite », souligne la procureure.

Les faits seront-ils prescrits ?

Les trois mis en examen ont d’ores et déjà reconnu les faits. Quant au jardin où aurait été enterré l’enfant, il a été fouillé et les gendarmes y ont retrouvé des ossements. Ceux-ci devront être analysés, afin de savoir s’il s’agit bien d’ossements humains. Quant à la peine encourue, elle peut varier en fonction des qualifications qui seront retenues à l’encontre des trois mis en examen. Si la seule qualification retenue est celle d’ « assassinat », les faits pourraient être prescrits. En revanche, si les qualifications de « tortures et actes de barbarie » sont conservées, la prescription sera annulée et la peine encourue sera la réclusion criminelle à perpétuité.

Le père de l’enfant, lui, est entendu par les gendarmes pour des faits de violences conjugales. Mais en ce qui concerne ce possible infanticide, il est pour l’instant hors de cause, précise Valérie Cadignan.

76260 Baromesnil

  1. marion
    19 fév 2014 12:30
    Une honte il faut les enfermer. Que ce soit y a 20ans ou 40 ans ça était fait donc ils doivent être punis
  2. mat
    19 avr 2013 16:23
    ya rien comme cinglé alors kil y a tant de couples qui ne peuvent en avoir je sait c facile a dire mais il aurai fallu l'accoucher et placer cet enfant aus sein des services sociaux !